Résumé

Dusser Serment civique [par Dusser] (1871)

Autorité de fait et de force qui juge sans preuve et frappe sans motif, c'est un aveugle jouant du bâton ; il n'est alors chétif fonctionnaire qui ne s'arroge la prérogative arbitraire.
Doit-on respecter la conscience morale qui punit par le remords, ou la conscience religieuse qui effraie par les menaces de l'enfer, ou enfin la conscience politique qui épouvante par l'échafaud?
Le véritable chrétien, véritable honnête homme, seul au milieu des corrompus seul possédant la vraie conscience, la vraie religion; la vraie politique, voit le crime et il le signale.
Source : Gallica

Dusser Serment civique [par Dusser] (1871)

Vérité, justice, voilà des lois qui peuvent être appelées immuables loin de nous la dangereuse maxime qu'il est quelquefois utile de s'en écarter; de cruelles expériences ont prouvé, dans tous les temps, qu'elles ne sont jamais impunément enfreintes.
La distribution de la justice demande une âme intrépide qui aime le travail ; un ignorant ne peut, un lâche n'ose être bon juge; les hommes capables, et les plus dignes d'être élevés à la magistrature, résisteront à la séduction et sauront se contenter du respect et de la considération, et ils trouveront le travail après le travail.
Source : Gallica

Dusser Serment civique [par Dusser] (1871)

Il n'y a que l'homme vertueux qui puisse aller au-devant de la mort avec une âme satisfaite et tranquille. Soyons donc vertueux et bons citoyens, afin de parvenir à une vie heureuse.
Plus un gouvernement est séparé des intérêts de la nation qu'il gouverne, plus la délation lui est nécessaire ; mais cette délation, qui corrompt tout, est un poison lent qui le fait périr.
Source : Gallica

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