Résumé

Germain Cumenge Dissertation sur le droit de réunion… (1881)

Considérons donc maintenant le droit de réunion isolément, et voyons si, comme on le demande, la confiance en la raison du peuple doit suppléer la loi.
Vous faites une loi, nous dit-on, donc vous vous méfiez; cela est humiliant pour les citoyens, et pour peu l'on conclurait que les lois sont les ennemies de nos intérêts; et je ne vois pas même pourquoi, si la confiance doit suppléer la loi, on ne demanderait pas l'abrogation du Code Pénal tout entier, comme contenant, par ses dispositions comminatoires, un soupçon humiliant pour l'humanité.
Source : Gallica

Germain Cumenge Dissertation sur le droit de réunion… (1881)

Qu'y a-t-il, au contraire, de plus irresponsable que la foule ?
Sans doute, une loi qui donne au gouvernement le pouvoir de dissoudre n'a pas empêché l'arbitraire. Mais une loi qui a fait cesser la nécessité d'une autorisation, la possibilité d'un ajournement et d'une interdiction, a singulièrement réduit les occasions pour l'arbitraire de s'exercer; elle a fait tomber bien des barrières. En consacrant le pouvoir de dissolution, elle a créé un frein nécessaire à l'abus de la liberté.
Source : Gallica

Germain Cumenge Dissertation sur le droit de réunion… (1881)

Vous avez obéi aux principes en déclarant qu'une réunion devait pouvoir se tenir sans autorisation, sans ajournement, sans interdiction possible. Obéissez aux nécessités sociales, en décidant qu'elle peut être dissoute.
On redoute l'arbitraire de l'autorité ; il est sans doute possible, et l'abus en est toujours regrettable. Mais qui donc peut espérer que l'arbitraire sera un jour complètement banni des relations humaines ! Pour ma part, Messieurs, je vois le sort des réunions publiques menacé par deux sortes d'arbitraires : d'un côté, l'arbitraire du pouvoir
Source : Gallica

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