Réflexions intimes d'un électeur républicain (1887)
“ Anglais comme Italiens, Autrichiens comme Espagnols, tous croient qu'ils se gouvernent eux-mêmes plus librement sous la Monarchie que sous la République. Ils disent qu'un père vaut mieux qu'un tuteur, et peutêtre n'ont-ils pas tort. Longtemps la France a jugé de même. Le moment est venu d'y repenser ; car, de se voir volé, pillé, trahi, sali, assassiné et de s'entendre dire, par mode de consolation, qu'on a le gouvernement du peuple par le peuple, la moutarde, à la longue, m'en monte par le nez, et coûte que coûte, il faudra bien que cela finisse. ”
