Sainte-Beuve,
Le Parnasse contemporain/1869
“ Je vis tout un brouillard, qui bien lent se leva : La journée était belle, & belle s’acheva. Oui, c’était bien l’automne avec ses larges teintes ! Les chauds midis pourront reprendre leurs étreintes, La terre voudra croire à l’été rayonnant ; Mais tout soir pur aura son azur frissonnant. Et le plus beau matin son brouillard sans aurore. — Est-ce aussi ton automne, Amour ?... Oh !... pas encore ! ... nec amare decebit. ”
