Théodore de Banville

Théodore de Banville

Résumé

Portrait de Théodore de Banville Théodore de Banville Les Voyageurs

Près d’elles, et parfois leur prêtant son épaule,
Les nommant tour à tour l’une et l’autre : ma sœur,
Passe, le front plus pur que les neiges du pôle,
Un grave adolescent en habit de chasseur.
Il les console ainsi : Courage, ô mes compagnes !
Bientôt dans les parfums nos pieds seront lavés.
Après tant de forêts, de champs et de campagnes,
Voici Paris sans doute, et nous sommes sauvés.
Ils s’arrêtent d’abord au festin plein de flammes
Où l’or, que rend vivant l’esprit des ciseleurs,
Reflète follement, pour enchanter nos âmes,
Le sang des noirs raisins et les lèvres des fleurs.
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Portrait de Théodore de Banville Théodore de Banville Les Voyageurs

Nos villes cette année en orphelins abondent,
Redites-moi vos noms, car je ne les sais plus.
Déjà, pour assouvir leur appétit vorace,
On posait devant eux le vin et le doux miel,
Mais dès qu’ils ont montré les signes de leur race
En ajoutant ces mots : Nous arrivons du ciel,
Nous sommes la Beauté, l’Amour, la Poésie,
On s’écrie aussitôt : Portez ailleurs vos pas.
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