Résumé

Un surveillant Le factionnaire du château de Villiers (1844)

Insensible à nos maux, rien ne peut désarmer
Ton implacable rage; il faut y succomber!...
Va, cruelle ! Jouis de ta sombre démence :
Tu ravis à nos coeurs l'ornement de la France !...
Lamartine, Dumas, et vous, imitateurs, Votre muse sublime ira toucher les coeurs ! Par ses riches accents, flambeaux de votre gloire, Témoignez nos regrets, illustrez sa mémoire ; Apprenez à l'Europe, à l'univers entier, Que la France a perdu son illustre héritier ! Qu'il avait de son père hérité la prudence, Ses vertus, son génie ; il avait sa clémence ; De sa mère la foi, de ses soeurs la bonté
Source : Gallica

Un surveillant Le factionnaire du château de Villiers (1844)

O deuil à jamais mémorable, toujours retentissant ! tu consternes encore, non-seulement toute la France, mais aussi une partie de l'Europe où notre malheureux prince avait voyagé. Les cours étrangères avaient comme nous reconnu en lui ce ton, celte aisance et ces manières affables qui lui avaient concilié l'affection générale ; cet esprit profond et ces hautes connaissances qui l'élevaient au rang des hommes dont l'histoire des siècles écoulés nous raconte les vertus ou le génie.
Source : Gallica

Un surveillant Le factionnaire du château de Villiers (1844)

Et bannit pour longtemps l'ivresse de la France !...
De ce Prince, grand Dieu, tu viens nous séparer ! Dans notre affection fallait-il nous frapper?... Fallait-il donc armer ta puissance infinie Sans jeter un regard sur sa chère patrie ?...
Dis-nous, ô Tout-Puissant, de combien de vertus Il nous faut être ornés pour être tes élus. Créés pour te servir, et faits à ton image, Sommes-nous imparfaits : corrige ton ouvrage ; Et, si le genre humain est sujet à l'erreur, Donne-lui ta lumière et borne ta rigueur
Source : Gallica

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