Émile Blémont,
La Damnation de Polichinelle
(1890)
“ A peine Pluton eut -il dit cela , Que Polichinelle , en riant , siffla Sa chanson dernière ; Et zest ! il partit comme un coup de vent , Et zest ! il dansa , bosse par devant , Bosse par derrière . Il pirouettait , galant et joyeux , Il tirait la langue , il roulait les yeux ; Et dans ses grimaces , Il savait garder un air si charmant , Il articulait doctoralement Des cris si cocasses , Que tous les démons , d' un accord commun , Lâchant leurs damnés , s' esclaffaient dans un Délire sans bornes ”
