Émile Verhaeren,
PREMIERS BEAUX JOURS
“ Pour secouer, de leurs ailes fines, l’hiver. Tous les fossés sont déjà verts, Et s’estompent, le soir, de mobiles buées. Les chemins clairs, aux carrefours bénis, Font le tour de la Flandre Avant de s’en aller, de méandre en méandre, Vers l’infini. Et les moulins, avec leur face en croix, Et les maisons, avec les yeux de leurs fenêtres, Ici, partout, ailleurs, regardent apparaître La vie ample et tranquille en qui les gens ont foi. ”
