Bernard de La Monnoye

Élements biographiques

Portrait de Bernard de La Monnoye Bernard de La Monnoye Les Poètes du terroir

Et dés lors on n’entendit plus guère parler des chansons bourguignonnes d’Aimé Piron ! Tout le monde lisait, tout le monde chantait, tout le monde apprenait les Noei borguignon de Gui Baràzai. Gui Barôzai était (et est encore) le chantre populaire de la Bourgogne. Et en effet, dès l’apparition de ces cantiques d’un nouveau genre, on ne pouvait trop admirer avec quel art l’auteur avait su faire disparaître le trivial et la grossièreté de l’idiome, pour y substituer le coloris et la grâce et le rendre familier avec les plus grandes images. La renommée de la Monnoye fut complète.
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Le xviiie siècle s’ouvre par la fabrication de Noëls pleins de sel et d’esprit, où l’on se gausse aux dépens d’autrui, où l’on coule toutes sortes de malices à l’adresse non plus seulement des hommes et des anges, mais de Dieu même. On rit du saint mystère ; et c’est la Monnoye qui ouvre le feu dès 1700.
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Avec ce genre de critique, on plait à une certaine classe de citadins ; on leur agrée davantage encore par le style et la composition quand l’un et l’autre sont l’œuvre d’un homme supérieur qui sait que le fin du métier est de cacher l’art... Son livre ira donc jusqu’à la cour, tandis que celui d’Aimé Piron s’arrêtera à mi-chemin dans les antichambres et les cuisines des grands, ou dans les arrière-boutiques des commerçants.
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