Jean-Baptiste Desertine

Élements biographiques

Jean-Baptiste Desertine Bulletin de Pharmacie

Le muriate de fer oxidé soluble dans l’alcohol et l’éther est le seul dont on puisse faire usage pour cette teinture. On peut pour cela se servir du résidu de la décomposition, du muriate d’ammoniaque par le fer ; mais on réussit beaucoup plus promptement en faisant dissoudre l’oxide de fer dans l’acide muriatique. On oxide le fer complètement en faisant dissoudre une partie de limaille de fer dans quatre parties d’acide nitrique ordinaire. On obtient alors un fluide assez épais, d’un rouge foncé, qui, évaporé à siccité, laisse le fer complètement oxidé.
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Parmi cette foule de médicamens secrets dont le siècle précédent fut inondé, il en est peu qui aient fait autant de bruit, qui aient joui d’une plus grande faveur chez les malades et chez les médecins, qui aient été aussi avantageux à leurs inventeurs et à ceux qui ont ensuite possédé la recette qui enfin aient plus excité l’esprit de recherche des chimistes que l’éther sulfurique martial, dont la préparation simple que nous avons donnée est conforme aux principes de la saine chimie moderne.
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On verse sur ce dernier quatre parties de bon acide muriatique ; on fait dissoudre à l’aide de la chaleur, et l’on fait évaporer dans une capsule jusqu’en consistance de sirop épais ; on expose ensuite dans une cave, et le fluide décanté de l’oxide qu’il surnage est le muriate de fer propre à la préparation de la teinture. Trommsdorff observe qu’il ne faut employer pour le mélange qu’un éther entièrement dépouillé d’alcohol.
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