Pierre de Goville,  Lettre de P. de Goville jesuite… (1733)

“ Je comprens en effet, comme vous le dites , qu'il y a un Public facile & crédule, qui reçoit toutes les impressions qu'on essaye de lui donner ; qu'il y a un Public prévenu, toujours disposé à croire le mal de ceux qu'on a fçu lui rendre odieux ; qu'il y a même un Public d'honnêtes gens, que leur probité rend fufceptibles de la calomnie la plus énorme, parce que jugeant des autres par eux-mêmes , ils ne croyent pas les hommes assez méchans pour inventer rien de pareil ; enfin qu'il y a un Public, qui fans examen, tient pour dûement avoué ce qui n'est pas expressément contredit. ”
Source : Gallica

Pierre de Goville,  Lettre de P. de Goville jesuite… (1733)

“ Content du témoignage de ma conscience, & me rassurant sur l'équité des Lecteurs, je méprifois la calomnie, & il me fembloit, que j'avois raifon. On ne croit point, difois-je, une partie fur fa feule parole contre la partie adverfe. Comment donc un Anonyme qui avance fans preuve des faits crians les plus dénués de vraifemblance, & qui montre en même-tems la plus violente animofité contre ceux qu'il attaque, pourroit-il trouver la moindre créance auprès du Public? ”
Source : Gallica

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