Résumé

A.-J. Lorentz Entrevue du général Cavaignac et de Louis-Napoléon… (1848)

Mères, jeunes filles, à genoux devant leur vieille et sainte exaltation ; et m'inclinant le premier je m'écrierais! Au nom de la République, à genoux aussi, vous, nos pères dans la gloire; à genoux, vénérables guerriers, car l'heure de la Fraternité a sonné pour tous les coeurs dignes du nom de Français !
CAVAIGNAC. — C'est bien... si Dieu permet que nous nous trouvions sur un même champ de bataille, c'est que nous aurons devant nous un même ennemi ! Vive la République !
LOUIS. — Vive la République ! vive la France !
Source : Gallica

A.-J. Lorentz Entrevue du général Cavaignac et de Louis-Napoléon… (1848)

CAVAIGNAC.—Fasse le ciel que vous soyez un digne citoyen !
LOUIS.—C'est ma plus grande ambition !
CAVAIGNAC—Jurons donc que notre nom ne pourra, être inscrit sur un drapeau de révolution !
LOUIS. — Une révolution ! Pourquoi ! Qui peut vouloir plus que la République ?
CAVAIGNAC — La réponse de la France dépendra de vous ou moi. Quant à moi, je ne veux pas être l'instru-
ment d'une coterie, et je m'inclinerai devant la volonté du pays.
Source : Gallica

A.-J. Lorentz Entrevue du général Cavaignac et de Louis-Napoléon… (1848)

CAVAIGNAC. — Jurons donc d'être les plus fidèles servans de la République démocratique.
LOUIS. — J'espère bien que nous ferons la guerre à toutes les épi thètes inutiles; car une république sans démocratie n'est point une république.
CAVAIGNAC — De même qu'un gouvernement non social.n'est point un gouvernement !
LOUIS. — Nous tuerons les mots, pour marcher aux faits.
CAVAIGNAC. — Prenons garde d'empiéter sur les droits de l'Assemblée.
LOUIS. — Nos coeurs auront toujours le droit de proposer le bien.
Source : Gallica

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