Résumé

Hippolyte Régnon À M. de Cormenin, président de la commission de la constitution…

Il n'y a donc que le pouvoir qui ne peut être libre, que les hommes du pouvoir qui ne le soient pas, parce qu'ils sont rejetés, au nom de tous, en dehors de la sphère des libertés civiles. Cela doit être ainsi. Autrement le pouvoir dont ils sont dépositaires leur servirait à agrandir leur propre liberté de volonté et d'action, au détriment de celle des autres.
Source : Gallica

Hippolyte Régnon À M. de Cormenin, président de la commission de la constitution…

Mais aujourd'hui, les Français, surtout ceux qui sont catholiques, ont été trop éclairés par la discussion publique, dans leurs luttes contre le précédent gouvernement, au sujet de la liberté d'enseignement, pour vouloir jamais reconnaître à un Etat, quelle qu'en soit la forme, monarchique ou républicaine, s'il s'appuie sur le principe de la liberté des cultes, aucun droit quelconque à l'enseignement des citoyens. Tout enseignement qui porte sur des devoirs civils, s'il n'est pas essentiellement moral, est nécessairement faux et immoral.
Source : Gallica

Hippolyte Régnon À M. de Cormenin, président de la commission de la constitution…

Le juste milieu entre la vérité et l'erreur est un point chimérique. Un gouvernement qui proclame la liberté des cultes ne peut avoir à lui de doctrines ni de
croyances religieuses quelconques. Comment donc pourrait-il enseigner des croyances qu'il n'a pas, et ne peut pas avoir ? Il est bien forcé de renoncer à signaler aux hommes, par l'enseignement, le but moral de la vie humaine.
Source : Gallica

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