Résumé

A. Sockeel Oraison funèbre de M. l'abbé Antoine-Célestin-Henri Goidin… (1877)

Voici venir, enfin, l'heure de la jouissance : son école s'organise ; des mains généreuses lui permettent de jeter bientôt les fondations de son église ; il va en poser la première pierre ; il revit.
Non!. Il comptait trop sur l'énergie qui l'avait soutenu jusque-là. La nature est épuisée. Il tombe blessé à mort, mais il tombe, comme le bon soldat, au champ d'honneur.
Source : Gallica

A. Sockeel Oraison funèbre de M. l'abbé Antoine-Célestin-Henri Goidin… (1877)

Le monde ne connaît pas la vie du prêtre. Son œil de chair ne pénètre pas les secrets d'indicible amour qu'il y a entre le prêtre et Dieu. Il le salue d'un sourire de pitié, le poursuit de son mépris, et passe. Le prêtre, lui, regarde le Ciel, et il conçoit la mystérieuse audace de remplacer, ici-bas, le Fils de Dieu, afin de conduire ses frères à la possession de ses splendeurs.
Il leur consacrera les forces de sa santé, les lumières de son esprit, la flamme de son cœur, il les sauvera, quand il devrait, sous l'ardent soleil de la charité,
consumer ses jours avant le temps.
Source : Gallica

A. Sockeel Oraison funèbre de M. l'abbé Antoine-Célestin-Henri Goidin… (1877)

Le Bon-Pasteur l'écrasait, il fut envoyé ailleurs.
Mais ailleurs, c'était la grande paroisse de Marœuil avec sa population ouvrière à évangéliser, ses nombreux enfants à élever, sa jeunesse à préserver, une école à créer, une église à rebâtir.
Et pourtant, il courut à Marœuil. Qu'il connut bien là ces souffrances intimes du sacerdoce catholique,
si énergiquement dépeintes par saint Paul : Filioli, quos iterum parturio !. Enfanter des âmes à la vie de la grâce !.
Voyez comme il paie de sa personne ! Toujours sur la brèche.
Source : Gallica

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