Antoine Gailleton,
Discours prononcé aux funérailles du Dr Munaret…
(1878)
“ Comment cet esprit si distingué, si fin, si délicat a-t-il pu s'acclimater aux rudes labeurs de la médecine rurale? C'est que Munaret était un amant passionné de la nature, du soleil et des fleurs, c'est qu'à la campagne seulement il pouvait concilier ces deux incompatibles, l'exercice, la vie du corps et la méditation, la vie de l'intelligence. Dans ses courses lointaines, il chemine en songeant à ses livres, à l'anecdote du jour, à l'idée de demain; une pensée heureuse vient-elle à son esprit, vite elle est inscrite sur ses tablettes qui constitueront une mine inépuisable pour l'écrivain. ”
