António Bernardo da Costa Cabral

Résumé

António Bernardo da Costa Cabral Le comte de Thomar au duc de Saldanha (1851)

Duc de Saldanha, il est réservé à Votre Excellence d'élever le pays au degré de moralité et de prospérité que vous lui avez offet en levant l'étendard de la révolte. Il vous est réservé d'améliorer le sort de l'armée et d'éviter que tant d'officiers chartistes deviennent victimes du mensonge et de la trahison.-Si, un jour, nous nous rencontrons face à face dans la représentation nationale, nous aurons à nous demander un compte sévère de nos actes, et nous serons jugés par la nation comme nous le serons par la postérité.
Source : Gallica

António Bernardo da Costa Cabral Le comte de Thomar au duc de Saldanha (1851)

Le duc de Saldanha va occuper un pouvoir qu'il a conquis par les bayonnettes ! ! Terrible exemple!
De quel droit le maréchal d'armée pourra-t-il exiger demain de ses subordonnés l'obéissance militaire pour soutenir les prérogatives de la couronne et conserver intacts les préceptes de la discipline militaire, lui qui a été le premier à les violer ? Avec un semblable précédent quelle est la sauvegarde du trône ? Quelle est la situation stable de la nation.
Fatal précédent pour le trône et pour la nation !
La postérité nous jugera!
Source : Gallica

António Bernardo da Costa Cabral Le comte de Thomar au duc de Saldanha (1851)

Si vous ne le prouvez pas, vous resterez condamné à l'infamie éternelle comme un calomniateur qui , pour se venger d'un adversaire politique et pour justifier son crime de rébellion contre le roi et la loi, manqua à la vérité , offensa la morale et foula aux pieds les principes de l'honneur d'un gentilhomme.
Duc de Saldanha, maréchal d'armée, moi aussi j'ai une vengeance à exercer contre vous , mais elle n'a pas besoin de s'étayer du mensonge et de la calomnie ; ma vengeance se base sur les actes mêmes de Votre Excellence et sur vos propres aveux
Source : Gallica

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