Armand Renaud, Poésies de Armand Renaud
“ Ils n’entendaient du chant que ses cadences molles, Que sa tristesse et sa langueur. Et par la loi fatale, innée en la sirène, Ce chant leur apportait l’ivresse souveraine, La volupté qui frappe au cœur. Et maintenant le chef se tait. Et le pilote Laisse aller le navire. Au gré de l’onde, il flotte Entre les pointes de rocher. Et le chant continue. En dehors on se penche. On se sent une soif d’oubli que rien n’étanche. On voudrait dans l’eau se coucher. De plus en plus le chant devient rêveur et tendre ”
