Résumé

Bouilhol Dieu à ses ministres, par Bouilhol (1880)

Ma divine bonté veillant sur toute chose Laisse de l'univers chacun chercher la cause. Et vous qui vous flattez de me connaître bien, Vous avez une poutre et vous n'y voyez rien.
Qui de vous peut lever, sans faire un sacrilège, Le voile qui me couvre ? Jamais ce privilège Ne vous sera donné ; je le dis en un mot, Le plus savant de vous est sur moi le plus sot. Mais que pouvez-vous dire et que pouvez-vous faire? Vous êtes imparfaits, vous n'avez qu'à vous taire. Et tant que l'on paiera des hommes comme vous, Chacun, sans contredit, peut en être jaloux.
Source : Gallica

Bouilhol Dieu à ses ministres, par Bouilhol (1880)

Oserez-vous venir vos mains pleines de titres, Ecrits sur parchemin, m'en lire les chapitres, Et me dire : C'est nous, ces titres à la main, Qui gouvernons, Seigneur, là-bas le genre humain ?.
Que prouvent vos écrits, pour vous faire connaître De l'univers entier, en êtes-vous les maîtres? Entraînés malgré vous dans l'immense torrent, Pensez-vous arrêter l'éternel mouvement ? Pouvez-vous diriger les astres et la terre, Ordonner les saisons, conjurer le tonnerre Savez-vous au printemps, plein de riches couleurs, Assigner le parfum à chacune des fleurs?
Source : Gallica

Bouilhol Dieu à ses ministres, par Bouilhol (1880)

De votre ambition, pour ce dieu d'à présent, Jamais l'âge de fer n'adora de l'argent.
Je veux dès aujourd'hui, que chacun reconnaisse, Que vous ne m'êtes rien, ma gloire le confesse, Car vos prétentions, pour être souverains, Ne sont que pour avoir de la terre les biens.
Je le vois par tous ceux qui croient en vos sottises ; Quand ils sentent leur fin, donnent à vos église , Pensant que près de moi, vos pouvoirs prétendus, Les feront pénétrer au séjour des élus.
Source : Gallica

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