Résumé

C. Couderc De la date initiale des annales de Flodoard

Ces raisons n’ont pas toutes la même valeur ; l’une d’elles, la dernière, est même mauvaise. Comment savoir, en effet, que Richer n’a pas utilisé une partie perdue de l’œuvre de Flodoard, puisqu’on n’a aucun renseignement sur cette partie supposée perdue ? Tout ce que Pertz aurait dû se contenter de dire, c’est que Richer ne semblait pas avoir utilisé, pour la partie de sa Chronique antérieure à 919, une œuvre historique aussi consciencieuse et aussi bien informée que l’aurait été assurément celle de Flodoard, si elle avait jamais existé.
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C. Couderc De la date initiale des annales de Flodoard

Et alors pourquoi après s’être servis de Flodoard en 877 n’auraient-ils pas dit immédiatement : c’est à cette année que commencent ses Annales, au lieu de rejeter cette indication à l’année 917 ? Il faudrait, par conséquent, pour justifier l’hypothèse de M. Lauer, supposer une double erreur ou, pour parler avec plus de précision, un oubli et une erreur, ce qui est vraiment inadmissible.
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C. Couderc De la date initiale des annales de Flodoard

Que peut-on souhaiter de plus net et de plus catégorique ? Ce témoignage cependant n’embarrasse pas beaucoup M. Lauer ; il a même une façon par trop sommaire d’en faire justice. « Il se pourrait, » se contente-t-il de dire en note [10] , « que DCCCCXVII fût une erreur pour 877, » et c’est tout. Mais cette hypothèse d’une erreur aussi forte n’est pas admissible, et pour des raisons péremptoires.
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