Résumé

Ph. Lauer La numérotation grecque des Annales de Flodoard

On comprend qu’un annaliste consigne un fait de ce genre quand il a déjà l’habitude d’inscrire les faits mémorables survenus chaque année et qu’il veut marquer une année dans laquelle aucun événement politique saillant n’est survenu, mais qu’une œuvre annalistique aussi considérable et aussi sérieuse que celle de Flodoard commence sur un phénomène météorologique, n’y a-t-il pas là de quoi surprendre ?
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Ph. Lauer La numérotation grecque des Annales de Flodoard

Sont-ce là, véritablement, des événements de nature à faire naître dans l’esprit d’un habitant de Reims l’idée d’écrire l’histoire ? Il est vrai de dire que Flodoard commence par enregistrer un phénomène météorologique observé à Reims, ce qu’il fait assez rarement au cours des Annales : « Cecidit Remis grando mirabilis, ovum gallinæ superans magnitudine, quæ vero distendebatur in latitudine, occupabat medium palmæ. Sed et grandior per alla quædam loca visa est cecidisse. » Le même phénomène est rapporté à la même année par les annalistes de Saint-Germain-des-Prés [25] et de Saint-Denis [26] .
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Ph. Lauer La numérotation grecque des Annales de Flodoard

Il est probable que le « Divionensis codex » de Pithou n’était autre que le manuscrit du président Bégat, qui habita Dijon toute sa vie. Or dans le ms. de Montpellier les Annales débutent en 919.
Depuis Nic. Vignier les éditions des Annales se sont succédé. Elles présentent toutes, sauf la dernière, une particularité qui semble infirmer ce que Vignier nous apprend du début des Annales. Elles renferment un paragraphe relatif à l’année 877, qu’on trouve dans certains manuscrits [4] . Pithou [5] et Duchesne [6] ont séparé ce paragraphe du suivant (année 919) par une série de points.
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