Ph. Lauer,  La numérotation grecque des Annales de Flodoard

“ On comprend qu’un annaliste consigne un fait de ce genre quand il a déjà l’habitude d’inscrire les faits mémorables survenus chaque année et qu’il veut marquer une année dans laquelle aucun événement politique saillant n’est survenu, mais qu’une œuvre annalistique aussi considérable et aussi sérieuse que celle de Flodoard commence sur un phénomène météorologique, n’y a-t-il pas là de quoi surprendre ? ”
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Ph. Lauer,  Louis Halphen. Études critiques sur l’histoire de Charlemagne…

“ On n’ignore pas avec quelle pénétration d’analyse et quelle ingéniosité de critique ces petits mémoires ont été rédigés, et on saura gré à M. Halphen de les avoir mis plus facilement à la portée de tous, en les réunissant en un volume. Nous n’essaierons pas de le suivre dans les discussions très serrées et souvent épineuses, où il montre le peu de solidité des arguments mis en œuvre et accumulés, souvent sans beaucoup de discernement, par des érudits chez lesquels la science a fini par étouffer le jugement. ”
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Ph. Lauer,  La numérotation grecque des Annales de Flodoard

“ Sont-ce là, véritablement, des événements de nature à faire naître dans l’esprit d’un habitant de Reims l’idée d’écrire l’histoire ? Il est vrai de dire que Flodoard commence par enregistrer un phénomène météorologique observé à Reims, ce qu’il fait assez rarement au cours des Annales : « Cecidit Remis grando mirabilis, ovum gallinæ superans magnitudine, quæ vero distendebatur in latitudine, occupabat medium palmæ. Sed et grandior per alla quædam loca visa est cecidisse. » Le même phénomène est rapporté à la même année par les annalistes de Saint-Germain-des-Prés [25] et de Saint-Denis [26] . ”
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