Résumé

De J.-J. Rousseau, du parlement et de M. Necker… (1790)

Le Parlement se doit à lui-même de se purger de tous ses torts, afin de se présenter pur et sans tache devant la Nation. On parle d'un projet qu'il a de faire une confession générale, où il les doit consigner tous pour s'en laver. Je ne sais ; mais ce projet a, selon moi, quelque chose de grand qui me paroît digne de lui ; qu'il le fasse ou non, l'effet de ma motion ne doit point être nul. On rétablit tous les jours la mémoire de ceux qui ont été injustement condamnés ; Rousseau a été évidemment dans ce cas, et je demande justice pour lui.
Source : Gallica

De J.-J. Rousseau, du parlement et de M. Necker… (1790)

C'est parce que sur les points essentiels débattus actuellement, il a vu et publié le premier la vérité; c'est qu'en s'emparant de la tête des sages, et en y imprimant fortement les vérités éternelles du contrat des Nations, il s'est assuré de leur propagation, moyens lents sans doute, comme la marche de la raison , mais sûrs et infaillibles comme elle; c'est que si la révolution actuelle est un grand bien, elle est son ouvrage, et que la reconnoissance est un devoir pour les Nations comme pour les particuliers.
Source : Gallica

De J.-J. Rousseau, du parlement et de M. Necker… (1790)

Je ne sai de quel nom appeller un homme, qui malgré les obstacles dont on ne cesse d'hérisser sa marche , immole sa fortune , son repos , sa santé, en un mot, tout ce dont se compose le bonheur de la' vie , pour s'occuper uniquement du notre : non, il n'est plus de termes pour exprimer un tel sacrifice, ni l'admiration qu'il inspire; il faut en créer de nouveaux pour rendre des vertus d'un si étonnant caractère.
Source : Gallica

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