Ernest d' Hervilly

Résumé

Ernest d' Hervilly La Vénus d’Anatole

Mais, entre nous, il n’y a pas de sa faute. Que voulez-vous qu’il fit ? Quand une femme a quelque chose en tête, bien fort est l’homme qui la détournera de son dessein.
— Mais quelle est donc cette histoire ?
— Ah ! voilà. Jubeau, je veux dire Anatole, avait trouvé l’année dernière après le Salon, une fille superbe, un modèle à tout casser. Parfaite. Elle posait l’ensemble depuis peu de temps. Anatole, je veux dire Jubeau, la rencontra dans un atelier, chez Hangot. Vous connaissez Hangot ? Hangot de la place Pigale ! Celui qui vit avec Titine. Hangot ! vous ne connaissez que cela.
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Ernest d' Hervilly La Vénus d’Anatole

C’est fini ! Plus de Vénus. Anatole est furieux, pas moyen d’exposer.
— Et de qui... ce changement ?
— Devinez !
— De Hangot ?... de Migue ?... de Banet ?... de Varou, subitement revenu ?
— Non, de Ragois ! de Ragois !
— Ragois ?
— De Ragois, un vieux, avec un ventre en dedans ; Ragois, du boulevard des Martyrs, qui vit avec Ninie. Un bonhomme qui imite la lampe à court d’huile, et qu’on remonte, vous savez bien, Ragois. Mais vous ne voyez que lui. Ragois, l’auteur de « Souliers et côtes de melon, » nature morte !
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