Ernest d' Hervilly

Résumé

Ernest d' Hervilly,  Le Harem

“ Dites-lui qu’aujourd’hui j’erre dans la campagne,
Mes flèches sur le dos, et mon arc à la main ;
Dites-lui que, couvert modestement d’un pagne,
Je cherche le dîner que je cuirai demain.
A celle que j’aimais dans votre ville sombre,
Dites que ma négresse, à l’heure du soleil,
En plein midi, debout pour me faire de l’ombre,
Se tient en souriant et guette mon réveil ;
Dites-lui qu’au retour elle n’est jamais lasse ;
Que je suis son seigneur ; que son amour est tel,
Qu’elle porte gaîment sur l’épaule ma chasse,
Tandis que je la suis en mâchant du bétel.
”
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Ernest d' Hervilly,  Le Harem

“ Dites à cette fille implacable et débile
Qui meurtrissait mon cœur entre ses petits doigts,
Qu’ici je peux tuer qui m’échauffe la bile
D’un coup de casse-tête, et que je fais les lois !
Ma maîtresse est très-belle, et vaut cher ! Ses oreilles
Pendantes sur son col ont des anneaux de fer ;
Ses dents sont d’un beau jaune ; et ses lèvres, pareilles
Au fruit du jujubier, semblent embrasser l’air.
”
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Ernest d' Hervilly,  Le Harem

“ Notre couple effrayant en tous lieux a la vogue ;
On le cite à la danse, au festin, au combat ;
Nul ne sait mieux que nous conduire une pirogue
Sur les flots encombrés de nasses du Saubat.
Ma négresse est mon dieu ! je l’avoue à voix basse
”
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