Émile Verhaeren,
CELLE DES VOYAGES
“ Chevelures de poix en feu sur des cargaisons d’or, Dos que l’on voit, ployés sous leur effort, Se perdre en des couloirs de souterrains qu’on pave. Quais de basalte et tourelles de fer Et cette grue, au bord des flots inextricables, Qui lève une montagne entre ses câbles Et la tient oscillante et morne sur la mer. Dites comme ils sont loin dans les naguères, Nos deux rêves sur ces lointains embarcadères ! ”
