Georges de Porto-Riche,
Tout n’est pas rose
“ Mais le désert immense et le bruit seul du flot, Mais une solitude infertile et perdue ! De noirs écueils au bord de la morne étendue ; Un rivage maudit, fait d’horreur et de nuit ; Quelques voiles au loin, un goëland qui fuit ; Sur un abîme, afin d’en défendre l’approche, Un calvaire en granit au sommet d’une roche ; Un ciel gris ; un vent froid ; le cri sourd de la mer ; Rien que la Thébaïde et que le gouffre amer ! Quelquefois seulement, enroulé d’un vieux câble, Palmier de ce désert, un mât sortant du sable, Au lointain, près du flot, par les vents fracturé ! ”
