Germain Nouveau

Germain Nouveau

Résumé

Portrait de Germain Nouveau Germain Nouveau Valentines

Je le dis tout haut et debout.
Assis, je changerais de gamme,
Et, couché sur un lit, Madame,
Je ne le dirais plus du tout.
La pédérastie est un vice :
C’est l’avis de mon médecin.
Je le crois, il n’est pas novice
Quand il soutient que l’exercice
Le plus naturel, le plus sain,
Sain, comme la mer et son hâle,
L’honneur même de la maison,
Qui fait le regard le moins pâle,
Le plus magnifiquement mâle,
Sans aucune comparaison,
Le plus ravissant sur la terre,
C’est de froisser le traversin
D’une femme qu’on... désaltère,
Quand elle serait adultère,
Quand elle n’aurait qu’un seul sein.
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Portrait de Germain Nouveau Germain Nouveau Valentines

« Tout fait l’amour. » Et moi, j’ajoute,
Lorsque tu dis : « Tout fait l’amour » :
Même le pas avec la route,
La baguette avec le tambour.
Même le doigt avec la bague,
Même la rime et la raison,
Même le vent avec la vague,
Le regard avec l’horizon.
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Portrait de Germain Nouveau Germain Nouveau Valentines

Je veux en vider un grand litre.
C’est très chic le cidre, et d’abord
C’est le tien ! je l’aime à ce titre.
Il est clair, derrière sa vitre,
Comme une aube des Ciels du Nord.
C’était le cidre de Corneille,
Ne pas confondre avec le Cid :
Le premier sort de la bouteille,
L’autre, le casque sur l’oreille,
Doit venir de Valladolid.
C’était le cidre de Guillaume,
Duc des Normands pleins de valeur,
Qui fit, sur leur nouveau royaume,
Flotter les plumes de son heaume,
Plus doux que les pommiers en fleur !
Ah ! vos pommiers criblés de pommes,
Savez-vous qu’ils ne sont pas laids !
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