Han Ryner

Han Ryner

La Plume (1899)

Résumé

Portrait de Han Ryner Han Ryner,  La Plume (1899)

“ L’âme noble a pour ennemi le corps vil. L’amour est haut ; mais la possession, qui est basse, le détruit. La pensée est admirable : hélas ! dans son effort pour l’exprimer, la parole la déforme et l’anéantit.
« Pauvres âmes, que pour des crimes inconnus, les dieux incarnèrent, fuyez toutes les matérialités évitables. Défendez vos amours contre la possession. Protégez vos pensées contre la parole. »
Comme elle était la plus belle des femmes, des hommes se firent ses disciples. Pour le décevant amour de l’orgueilleuse, ils cessèrent d’être hommes.
”
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Portrait de Han Ryner Han Ryner,  La Plume (1899)

“ Mais, toi qui sondes les reins, tu n’ignores pas que les sentiments les plus profonds s’expriment par les extériorités matérielles du geste et de la voix. Puisque nous nous aimons, pourquoi le geste d’amour nous est-il interdit ? ”
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Portrait de Han Ryner Han Ryner,  La Plume (1899)

“ Maître, balbutia Jean, ton père qui est aux Cieux sait que je t’aime par-dessus toutes choses et je sens que je suis le préféré parmi les disciples. Mais l’amour reste incomplet qui ne s’affirme point par le don matériel de soi-même. ”
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