Han Ryner,
La Plume
(1899)
“ L’âme noble a pour ennemi le corps vil. L’amour est haut ; mais la possession, qui est basse, le détruit. La pensée est admirable : hélas ! dans son effort pour l’exprimer, la parole la déforme et l’anéantit. « Pauvres âmes, que pour des crimes inconnus, les dieux incarnèrent, fuyez toutes les matérialités évitables. Défendez vos amours contre la possession. Protégez vos pensées contre la parole. » Comme elle était la plus belle des femmes, des hommes se firent ses disciples. Pour le décevant amour de l’orgueilleuse, ils cessèrent d’être hommes. ”
