Résumé

Le prolétaire et le savant, dialogue…

Vous voilà, vous autres, avec vos idées absolues!... Platon! Spinosa ! Proudhon ! Pierre Leroux! C'est bien vite dit, cela, je suis homme, donc je suis membre de l'humanité... Ne confondons pas!... L'humanité n'est pas la société !
LE PROLÉTAIRE.
Qu'est-ce donc que la société?
LE SAVANT.
La société, ce sont les honnêtes gens.
LE PROLÉTAIRE.
Je ne suis donc point un honnête homme?
LE SAVANT.
Mon dieu ! je ne vous dis pas que vous ayez assassiné ou volé... Mais on peut être un très-honnête homme
et ne point faire partie de ce que, dans la langue du monde, on appelle les honnêtes gens.
Source : Gallica

Le prolétaire et le savant, dialogue…

Malthus ne voit que deux choses dans le monde : la production et la consommation ; le travail produit, mais il ne doit pas produire plus qu'il n'est consommé; si l'on ne consomme pas tous les produits, c'est qu'il y a trop de produits, partant trop de producteurs; l'offre étant supérieure à la demande, comme nous disons, que le nombre des producteurs soit diminué par quelque peste comme le choléra ou par la maladie de la faim comme en Irlande, non-seulement ce n'est pas un mal, mais on peut affirmer même que c'est un bien désirable...
Source : Gallica

Le prolétaire et le savant, dialogue…

Mais thésauriser n'est point travailler; travailler, c'est produire; donc, les producteurs accomplissent la loi divine, et non les capitalistes. D'où vient que les capitalistes soient seuls les honnêtes gens, selon vous, et comment nous serait-il défendu, de par l'argent, de consommer, à nous autres qui produisons? Celui qui né travaille point ne doit point manger, dit l'Évangile. D'où vient que ce soit nous, producteurs, nous, travailleurs, qui mourrions de faim ?
Source : Gallica

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