Résumé

J. Darbaumont M. Guizot et les élections de 1846… (1846)

La loi sur les patentes n'a pas moins contribué à
décimer les forces de l'opposition. Dans les colléges composés de deux, trois ou quatre cents électeurs ; dans les villes où le cens de l'électeur est, en grande partie, formé de sa patente, il a été facile au gouvernement de classer les bons et les mauvais, en un mot, de se créer des électeurs. Il est vrai que le trésor n'y a rien perdu, et que le ministère y a gagné une bonne centaine de bornes.
Source : Gallica

J. Darbaumont M. Guizot et les élections de 1846… (1846)

Le mal était grand, la plaie saignante; l'opposition voulut y porter remède. On essaya d'organiser de nouveau des feuilles indépendantes. Mais une barrière presque insurmontable se dressa devant le courage de la plupart des patriotes.
Une petite ville ne possède ordinairement qu'un imprimeur, et comme cet imprimeur était propriétaire de la feuille désignée pour les annonces légales, il s'opposait formellement à prêter ses presses, sous le prétexte qu'aux termes de la loi, l'imprimeur est responsable.
Source : Gallica

J. Darbaumont M. Guizot et les élections de 1846… (1846)

Aux approches des élections de 1846, les journaux qui nous ont berné de l'indemnité honteuse de vingtcinq mille francs accordée à l'accoucheur de la reine Pomaré, des génuflexions du ministère du 29 octobre devant le lion anglais, etc., auraient bien dû fouiller dans leur conscience et examiner si la faiblesse qu'ils reprochent aux autres n'est pas aussi une de leurs vertus.
Nous avons dit qu'on devait attribuer la chute de l'opposition à deux causes principales : la loi sur les annonces et la loi sur les patentes. La corruption peut, elle aussi, réclamer sa part du butin
Source : Gallica

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