Résumé

La fileuse du Bourg-Argental (Forez… (1864)

Si l'on veut, je mourrai, je rendrai une vie, Demandée par le sort, c'est lui qui l'a ravie.
OPHÉLIA.
Cette résignation, pour ta seconde mère, Est un soulagement à sa douleur amère.
Je vais me prosterner aux pieds de mon Sauveur, Lui dire mille fois merci pour sa faveur.
- Cependant quels regrels, quand tout te souriait, D'abandonner la vie, comme elle s'entr'ouvrait, Pour toi. ah ! je m'égare.
SEILA.
Oui, en effet, mes jours semblaient semés de fleurs Qui naissaient sous mes pas. Oh! les belles couleurs!
Source : Gallica

La fileuse du Bourg-Argental (Forez… (1864)

La solitude a de l'attrait, Et vois le ruisseau qui s'enfuit, Courant sans cesse jour et nuit, Si tu veux, vole vers l'Empyrée; Tu es libre, va, sois rassurée, Abandonne-toi aux illusions ; Mais redoute et crains les déceptions.
Cher ami, accueillez mes pensées.
Ah ! je vous le demande, adoptez Ces filles de mon imagination, Que vous prendrez sous votre protection ; Mais toujours par la nature oubliée, Mais c'est trop de présomption. Quelle idée Témérité si ce n'est pas manie ; Je le vois bien, absence d'harmonie.
On me répond : oui, vous avez raison, De votre part c'est de la déraison.
Source : Gallica

La fileuse du Bourg-Argental (Forez… (1864)

Bientôt un bruit d'armes, oui, qui se fait entendre, Augmente la crainte des calmes habitants.
Pour eux quelle anxiété, de peur tous haletants, Ils se précipitent en masse pour défendre Les murs qui les cachent et veulent entreprendre Un combat meurtrier ; il est bien téméraire ; Mais remplis de confiance, ils font une prière, A celui qui les voit et qui tient dans ses mains, Toute la destinée de ces faibles humains.
Là haut ils ont été entendus, le divin Juge les a compris ; il sera leur soutien.
Sur la porte de la halle, les proteslants Fondent avec fureur: ô ciel !
Source : Gallica

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