Résumé

Les deux seigneurs de Pierrefonds… (1859)

Et Nivelon de rage frémissant, Abandonné de Dieu, frappa son frère Puis de remords pâlit en l'embrassant.
Depuis .ce jour, solitaire et farouche, Toujours suivi du spectre fraternel, Jamais un mot n'échappait de sa bouche : C'était Caïn maudit par l'Eternel.
Il s'élançait au fort de la mêlée Et devant lui reculait le trépas; La mort fuyait sa grande âme accablée Et le remords s'attachait à ses pas.
Il veut mourir : la justice éternelle Lui refusait le destin du guerrier.
Il doit périr d'une main criminelle Et, meurtrier, du fer d'un meurtrier.
Source : Gallica

Les deux seigneurs de Pierrefonds… (1859)

Tels deux lions aux sables de Lybie, Tous deux ensemble ils couraient aux combats, Tous deux ensemble ils hasardaient leur vie, Tous deux ensemble ils bravaient le trépas.
Si l'un fléchit, l'autre frappe à sa place ; Mais s'il triomphe, hélas ! l'autre guerrier Sent aussitôt tout son cœur qui se glace : Il est jaloux du fraternel laurier.
Source : Gallica

Les deux seigneurs de Pierrefonds… (1859)

Le meurtrier, pour comble de souffrance, Vit s'élever un Pierrefonds nouveau (1) .
Son Pierrefonds n'est donc plus le domaine Dont relevaient tant de preux chevaliers?
Un fort naissant le tiendra sous sa chaine Des murs sans nom seront ses héritiers !
Si Nivelon ne porte plus les armes, Et s'il n'est plus redoutable guerrier, Spectre, il pourra répandre les alarmes, Ombre, gémir, et, fantôme, effrayer.
Source : Gallica

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