Léonce Dewilkonski

Résumé

Léonce Dewilkonski Fables, par M. Léonce Dewilkonski (1870)

Bâtons d'or ou bâton d'argent, Bois nu, bois peint, riche, indigent, Sur le genou résiste ou cède.
Quelquefois mais en vain le bon précepteur aide ; Plus d'un bâton Tient bon :
- Nous trouvons un grand sens au fond de cette chose, Et qui vaut, Monseigneur, un cours d'humanités; C'est, dit le précepteur, c'est qu'ainsi se compose L'échelle des sociétés.
De telles vérités devraient être vulgaires.
Hommes comme bâtons se valent tous entre eux; Hauts barons, grands propriétaires,
Petits marchands ou prolétaires Doivent être égaux à nos yeux
Source : Gallica

Léonce Dewilkonski Fables, par M. Léonce Dewilkonski (1870)

La bourse est-elle à sec, le cœur est sur la main ; Se remplit-elle, il se montre indocile, De partager il est bien moins pressé : Quand on n'a rien, promettre est toujours très-facile, Donner, lorsque l'on a , devient plus malaisé.
LES BATONS D'ÉCHELLE
Un précepteur était chargé d'instruire Un fils de prince; inutile de dire La dynastie ou la maison : Constitutionnel ou non, On l'instruisait et l'on avait raison.
La meilleure leçon n'est pas d'apprendre à lire.
Ce précepteur un jour lui fit construire Pour lui servir d'enseignement Une échelle.
Source : Gallica

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