Max Jacob,
Le Laboratoire central
“ Lambris, nombrils, verdure Où la terre met le nez dans sa fourrure Teints du sang du soleil c’est celui de mon cœur. Le frêle florentin de la carte postale Porte au cœur un tambour qui bat la générale Mais moi le receveur des impôts indirects J’ai la tête un dimanche au niveau des insectes Le soleil incendie ma nappe de chemise Ce matin j’ai prié trois heures à l’église Est-ce que je dors ou si je veille Il y a un violon quelque part Trois arbres qui voudraient danser, la mer approche son oreille Moi j’ai le ciel bleu pour miroir. ”
