Résumé

Portrait de Max Jacob Max Jacob Le Laboratoire central

Lambris, nombrils, verdure
Où la terre met le nez dans sa fourrure
Teints du sang du soleil c’est celui de mon cœur.
Le frêle florentin de la carte postale
Porte au cœur un tambour qui bat la générale
Mais moi le receveur des impôts indirects
J’ai la tête un dimanche au niveau des insectes
Le soleil incendie ma nappe de chemise
Ce matin j’ai prié trois heures à l’église
Est-ce que je dors ou si je veille
Il y a un violon quelque part
Trois arbres qui voudraient danser, la mer approche son oreille
Moi j’ai le ciel bleu pour miroir.
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Portrait de Max Jacob Max Jacob Le Laboratoire central

Dis-moi quelle fut la chanson
Que chantaient les belles sirènes
Pour faire pencher des trirèmes
Les Grecs qui lâchaient l’aviron.
Achille qui prit Troie, dit-on,
Dans un cheval bourré de son
Achille fut grand capitaine
Or, il fut pris par des chansons
Que chantaient des vierges hellènes
Dis-moi, Vénus, je t’en supplie
Ce qu’était cette mélodie.
Un prisonnier dans sa prison
En fit une en Tripolitaine
Et si belle que sans rançon
On le rendit à sa marraine
Qui pleurait contre la cloison
Nausicaa à la fontaine
Pénélope en tissant la laine
Zeuxis peignant sur les maisons
Ont chanté la faridondaine !...
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