Résumé

Portrait de Shūzō Kuki Shūzō Kuki Les Nouvelles littéraires, artistiques et scientifiques

C’est une morale idéaliste de la « bonne volonté ». Il devait être ainsi la condition sine qua non de l’acceptation du kantisme au Japon. Le kantisme, sinon peut-être comme théorie de la connaissance, du moins comme « fondements de la métaphysique des mœurs », ne saurait, une fois importé, jamais mourir dans le pays du Boushido. D’autre part, le Zen, ou Dhyâna, ou « méditation » consiste en un effort pour saisir l’absolu par l’intuition. Et dans la pensée japonaise c’est lui précisément qui a frayé la voie à la philosophie de M. Bergson.
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Parmi les points communs entre la philosophie bergsonienne et la phénoménologie allemande, ce qui nous semble le plus caractéristique c’est ce qui justement les distingue toutes deux de la philosophie néo-kantienne : d’une part l’exigence bergsonienne d’abolir la distinction trop nette entre la matière de la connaissance et sa forme, d’autre part l’idée de l’« intentionnalité » chez Husserl ou la notion d’« être dans le monde » chez Heidegger.
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« Nous allons demander à la conscience de s’isoler du monde extérieur, et, par un vigoureux effort d’abstraction, de redevenir elle-même. » C’est aussi la méthode de la méditation zéniste. En parlant de la durée, M. Bergson dit : sa « représentation... quoique claire pour une pensée qui rentre en elle-même et s’abstrait, ne saurait se traduire dans la langue du sens commun. » Pour la même raison, le Zen méprise le mot et le langage. Il est clair que la religion du zen et la philosophie bergsonienne ne sont pas la même chose.
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