Tristan Corbière

Tristan Corbière

Résumé

Portrait de Tristan Corbière Tristan Corbière La fin

Fouettant les flots ras — et ça se dit sombrer.
— Sombrer — Sondez ce mot. Votre mort est bien pâle
Et pas grand’chose à bord, sous la lourde rafale...
Pas grand’chose devant le grand sourire amer
Du matelot qui lutte. — Allons donc, de la place ! —
Vieux fantôme éventé, la Mort change de face :
La Mer !...
Noyés ? — Eh allons donc ! Les noyés sont d’eau douce.
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Portrait de Tristan Corbière Tristan Corbière La fin

Nul ne saura leur fin dans l’abîme plongée.
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Rien ne sait plus vos noms, pas même une humble pierre
Dans l’étroit cimetière où l’écho nous répond,
Pas même un saule vert qui s’effeuille à l’automne,
Pas même la chanson naïve et monotone
Que chante un mendiant à l’angle d’un vieux pont !
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