Résumé

Emmanuel Faraut A M. le rédacteur du journal "l'Africain"… (1860)

De belles étoffes rouges et jaunes couvraient l'autel ; d'admirables tapis, prêtés par le kaïd, couvraient les marches.
La façade de cette chapelle improvisée, tournée du côté de la ville, avait, de la place de Touggourt, un aspect vraiment saisissant.
Au moment de l'office, pas un soldat français de la garnison ne manquait : cinquante hommes armés, commandés par un officier, formaient la haie, le corps d'officiers en tête. Au fond, était une foule très-considérable d'indigènes, parmi lesquels on remarquait le kaïd et plusieurs cheikhs.
Source : Gallica

Emmanuel Faraut A M. le rédacteur du journal "l'Africain"… (1860)

La seconde fête de Noël, je fus prié de bénir un mor-
— 4 — ceau de terrain situé près de la ville, et qui doit servir de cimetière aux catholiques. Je m'empressai de satisfaire à cette demande avec un grand plaisir, car elle m'offrait le bonheur de planter le premier la Croix dans un endroit où jamais elle n'avait paru auparavant ; il est positif, en effet, que le Christianisme n'a jamais été prêché dans ce désert, les Romains n'ayant pas pénétré au-delà de Biskra. Je choisis le terrain sur lequel a été,enterré, il y a quelques années, un spahis français, mort lors de la prise de Touggourt.
Source : Gallica

Emmanuel Faraut A M. le rédacteur du journal "l'Africain"… (1860)

J'étais à Touggourt lors des ret , de Noël, qui ont été célébrées dans cette ville d'une man ère vraiment touchante, admirable même, grâce au co_ urs de toute la garnison, officiers et soldats. Conduite qui éveillant les plus tendres émotions d'un coeur qui ne soupire qu'après la plus grande gloire de Dieu, et le salut éternel des âmes, tout en éloignant momentanément de mon esprit le triste tableau qu'offre depuis quelque temps ma malheureuse patrie (Italie) me força à répandre un torrent de larmes de consolations.
Source : Gallica

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