Résumé

Notice nécrologique sur M. de Saint-Charles… (1866)

On sait nos désastres : mais ce qu'on ne sait pas assez, ce fut tout ce qui se dépensa de courage et d'héroïsme dans cette lutte formidable de l'homme contre les éléments, dans cet affreux cataclysme où, au milieu du cahos d'un immense désordre, les multitudes livrées au sabre de l'ennemi, en même temps qu'aux horreurs du climat, n'avaient plus à chercher de salut que dans l'énergie de l'instinct personnel.
A ces terribles moments, M. de Saint-Charles avait senti renaître en lui l'ardeur du lieutenant de seize ans.
Source : Gallica

Notice nécrologique sur M. de Saint-Charles… (1866)

Ce qui saisit surtout l'esprit lorsqu'on jette le regard sur ces temps extraordinaires, c'est, dans les mêmes personnages, un singulier mélange de sublimité et de petitesse, de grandeur et de puérilité. Ce même citoyen Guyton, l'énergique organisateur de l'Ecole de Mars, avait horreur de tout ce qui ne datait pas de l'ère républicaine, et dans le paroxysme de ses idées révolutionnaires, quand il ne pouvait proscrire la chose, il voulait au moins en proscrire le nom.
Source : Gallica

Notice nécrologique sur M. de Saint-Charles… (1866)

Ce qui manquait aux multitudes armées surgissant de toutes parts à l'appel de la patrie, ce n'était ni le courage, ni l'énergie, ni l'enthousiasme, c'étaient des chefs capables de les conduire. Le Comité de Salut public le comprit : il chargea le citoyen Guyton, représentant du peuple, de créer, ou plutôt d'improviser une école d'officiers sous le nom d'Ecole de Mars.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature