Vicomte de Borrelli

Résumé

Vicomte de Borrelli Revue des Deux Mondes

De ces fauves le chat est un diminutif.
N’ayant point à braver Béhémoth dans ses jungles,
De quoi lui serviraient leurs effroyables ongles ?
Rien moins que violent, il est plutôt furtif ;
Tigre de Lilliput et panthère-pygmée,
C’est contre les souris que l’espèce est armée ;
Mais la griffe ancestrale est là toujours, qui dort :
Laissez-la sommeiller ! Qui la réveille — a tort.
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Vicomte de Borrelli Revue des Deux Mondes

Moyennant qu’elle garde, entier, son quant-à-soi.
Elle est souple, discrète et point du tout méchante,
Sauf à n’avoir souci que de ce qui lui chante ;
De plus, et sans qu’il faille en chercher la raison,
Elle appartient bien moins à moi qu’à la maison.
C’est la règle, d’ailleurs, ni flatteuse, ni neuve.
Vous doutez ? A ceci n’auriez-vous point songé
Que nul avec un chat n’a jamais voyagé,
Et n'est-ce pas du fait administrer la preuve ?
Whittington ? Oui, je sais ; mais il n’alla pas loin
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