Résumé

Émile Guy-Wuarnier Le maire de village : causerie villageoise… (1873)

MATHIEU. — Ils réussiront tout simplement à s'aliéner de plus en plus les populations et à mettre la discorde au sein des communes, au risque de nous faire aboutir, de culbute en culbute, à quelque catastrophe.
BAPTISTIN. — Dieu nous en garde! Les affaires ne vont pas déjà si bien.
MATHIEU. — Je ne le désire pas plus que toi, mon fils; mais je crains bien que ça finisse par là, s'ils pressent trop sur la détente. Enfin, qui vivra verra. La République a la vie dure : j'ai toujours espoir que, cette fois, elle sortira triomphante des épreuves qu'elle subit.
Source : Gallica

Émile Guy-Wuarnier Le maire de village : causerie villageoise… (1873)

Mais Monsieur le Curé prétend que c'est un gros péché de travailler, le dimanche.
MATHIEU. — Le Curé a son opinion, mon bon, et moi, j'ai la mienne. Chacun la sienne. En fait de ça, je ne donne à personne le droit de me commander. Pourquoi veux-tu que le bon Dieu se fâche de me voir au travail, ce matin, parce que c'est dimanche ? Estce que c'est pas lui qui a fait du travail une loi pour tous? Qu'on se repose, un jour sur sept, je ne vois pas de mal à ça : du repos, il en faut ; c'est la nature qui le veut.
Source : Gallica

Émile Guy-Wuarnier Le maire de village : causerie villageoise… (1873)

Leur intérêt, voilà leur seul guide. Passer du blanc au noir ; bâtir, le matin, démolir, le soir : pure bagatelle. Ils n'y regardent pas de si près. S'ils avaient souci de l'opinion publique, est-ce qu'ils hésiteraient à céder la place à d'autres Députés, qui nous constitueraient enfin un gouvernement solide, une bonne RÉPUBLIQUE, quoi ! puisque (toutes les élections le prouvent) c'est la République que veut la grande majorité du pays.
BAPTISTIN. — Et , au lieu de ça. voilà qu'ils nous font une nouvelle loi sur les Maires !
Source : Gallica

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