Joseph-Charles Kergall

Résumé

Joseph-Charles Kergall Le Scrutin du 4 octobre 1885 (1885)

Tant qu'il pourra espérer que la République peut lui donner ce gouvernement, il la maintiendra: le jour où il ne le croira plus, celle-ci n'y survivra pas. L'intérêt de la République elle-même veut donc qu'il sorte du scrutin une Chambre plus intelligente et surtout plus instruite que la précédente. Que le pays fasse ou non les réflexions qui viennent d'être indiquées, ou qu'il subisse simplement l'influence du fait matériel, il n'est pas admissible qu'il souffre indéfiniment des maîtres ne sachant que nuire à ses intérêts.
Source : Gallica

Joseph-Charles Kergall Le Scrutin du 4 octobre 1885 (1885)

Cela est vrai, dans ce sens que personne ne la pose, si ce n'est les politiciens de profession qui n'ont pas d'autre corde à leur arc. Du moins il semble que chez ceux qu'on appelle les conservateurs le péril commun fait taire presque partout les préférences politiques, et, pour eux, la question se pose entre le gouvernement des gens capables, et le gouvernement des gens incapables. Mais quoi qu'on dise et quoi qu'on fasse, s'il n'est pas vrai que les élections du i octobre seront décisives pour la République, le sort de celle-ci n'en est pas moins intimement lié avec le résultat de celles-là.
Source : Gallica

Joseph-Charles Kergall Le Scrutin du 4 octobre 1885 (1885)

Et quel discernement attendre de gens qui ne savent rien? Et comment s'étonner, dès lors, que la Chambre abandonne un jour l'Egypte et se précipite le lendemain au Tonkin, vote sérieusement et compendieusement une loi, et, le dernier jour, se laisse arracher un amendement qui met à néant tous les articles précédents? Cette absence d'esprit de suite est la meilleure preuve de l'innocence des intentions de la Chambre défunte. La première condition pour avoir de mauvaises intentions, c'est d'avoir des intentions, une volonté.
Source : Gallica

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