“ La nuit est froide et l’aube âpre, givreuse et dure. Mais déjà la surelle emplit le talus vert Et sur le grand bois gris qu’abandonne l’hiver Flotte comme une écume immense de verdure. L’ossature géante et compacte des hêtres Se crispe, nue encore, et se raidit là-haut, Tandis que le feuillage aminci du bouleau Chante au long de l’orée où les troupeaux vont paître. Tous les oiseaux sont revenus : les hochequeues, Les mésanges, les loriots, les rossignols Glissent dans les taillis et frôlent de leur vol La jaune parisette et la jacinthe bleue. ”
