Méchin-Desquins, Traduction libre de la cinquième satire de L. Arioste
“ Unir à tes destins une femme hideuse Qui, de ses traits affreux, repoussant les amours, Sèmerait de tristesse et tes nuits et tes jours. Qu’entre ce double excès la raison te dirige ; Fais choix d’une moitié belle, mais sans prodige, Qui, simple en ses attraits ainsi qu’en ses désirs, Puisse allier pour toi le repos aux plaisirs. En vain de mille attraits une vierge est ornée ; Si, dans ce corps charmant est une âme bornée, Le Ciel ne l’a pas faite, ami, pour ton bonheur ; Cherche une autre beauté plus digne de ton cœur. ”
