Méchin-Desquins

Élements biographiques

Méchin-Desquins Traduction libre de la cinquième satire de L. Arioste

Unir à tes destins une femme hideuse
Qui, de ses traits affreux, repoussant les amours,
Sèmerait de tristesse et tes nuits et tes jours.
Qu’entre ce double excès la raison te dirige ;
Fais choix d’une moitié belle, mais sans prodige,
Qui, simple en ses attraits ainsi qu’en ses désirs,
Puisse allier pour toi le repos aux plaisirs.
En vain de mille attraits une vierge est ornée ;
Si, dans ce corps charmant est une âme bornée,
Le Ciel ne l’a pas faite, ami, pour ton bonheur ;
Cherche une autre beauté plus digne de ton cœur.
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Méchin-Desquins Traduction libre de la cinquième satire de L. Arioste

De la douce union que ton cœur se propose,
Loin que, pour te blâmer, j’élevasse la voix,
Tu me verrais d’abord applaudir à ton choix.
Celle qui te plairait, à tes yeux serait belle,
Des talents, des vertus, offrirait le modèle,
Et Cicéron, lui-même, aurait en vain tenté
D’arracher à l’erreur ton esprit enchanté.
Mais si, libre des feux d’un amoureux délire,
De ta raison encor tu conserves l’empire,
Dans le choix d’une épouse, ami, crains le hasard.
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Méchin-Desquins Traduction libre de la cinquième satire de L. Arioste

Ô femmes ! vos attraits passent comme la rose !
Si donc, sur ce sentier qu’un ami te propose,
Tu trouves la beauté qu’osa peindre sa main,
Ami, vole avec elle au temple de l’hymen ;
Et si, trompant l’espoir dont tu dois te repaître,
Le Ciel, aux douces fleurs que le printemps vit naître,
Fait succéder des fruits d’une amère saveur,
Tu pourras aux dieux seuls reprocher ton malheur.
Mais celui qui, pressé d’une trop vive flamme,
Va des mains du hasard accepter une femme,
Ou qui, d’un sage honneur osant braver les lois,
De celle qu’il méprise a fait l’indigne choix
Source : Wikisource

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