Pierre-Joseph-Félix Denain, Épisode des barricades de juin 1848 (1848)
“ Nous étions à la barricade Sainte-Avoye , la plus triste et la plus morne de toutes ; élevée dans une partie courbe de la rue, elle apparaissait comme un point, et elle devenait de plus en plus grande à mesure qu'on s'en approchait. Haute, peu inclinée, elle avait été édifiée avec le plus grand soin ; elle était par sa position d'obliquité hors du défilé du canon : il fallait immédiatement arriver près d'elle. Le coeur se serre douloureusement à ces luttes intestines et barbares, où le sang répandu ne peut qu'exciter sans convaincre. ”
