Société des ingénieurs civils

Élements biographiques

Société des ingénieurs civils Mémoires et compte rendu des travaux de la Société des Ingénieurs Civils de France

On a appelé l’Égypte la terre classique de l’irrigation ; or, un fait bien remarquable est que les traces si nombreuses qu’on trouve de l’histoire de ce pays dès les temps les plus reculés n’indiquent rien ou à peu près rien relativement à l’utilisation et à la distribution des eaux du Nil. Ce serait donc qu’à une époque relativement récente qu’on aurait commencé à substituer à l’inondation naturelle effectuée par le Nil des modes artificiels d’irrigation destinés à compléter celle-ci.
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L’Égypte a, en général, la forme d’une vallée étroite, et à fond plat, de sorte que l’iodation peut s’étendre sur des distances considérables. Mais l’inondation ne suffit pas pour les besoins de la culture ; aussi avait-on cherché depuis longtemps à la compléter par la création de bassins d’inondation, sorte de réservoirs destinés à recevoir les eaux et formés d’abord d’une digue parallèle au Nil et assez élevée pour protéger le bassin contre l’inondation directe, puis de deux digues traversables allant de la première aux collines qui bordent la vallée.
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L’auteur s’étend considérablement sur les procédés d’élévation, dont quelques-uns des plus primitifs tels que le nattal, le chadouf et le sakié, se sont transmis à travers les siècles avec le caractère de tradition et d’invariabilité que conservent la nature et les choses d’Orient, et sur l’emploi des eaux d’arrosage.
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