Édouard Debellocq

Élements biographiques

Édouard Debellocq,  A mon excellent ami & patron M. Jules-Juteau (1864)

“ Si le ciel à nos vœux ne la fait pas attendre Trop longtemps, c'est chez vous qu'elle voudra descendre, Car vous la comprenez ; la vôtre impudemment N'affiche pas aux murs son programme qui ment, Le bruit n'est pas son fait ; et quant à la mégère Qui hurle au cabaret, fraternité grossière, Rouge, sale, avinée, à votre toit toujours Elle a dû préférer le bouge ses amours.
Votre fraternité, de céleste origine, Vers le faible qui souffre en souriant s'incline, Relève son courage, allége ses travaux ; Les hommes, à ses yeux, sont tous vraiment égaux
”
Source : Gallica

Édouard Debellocq,  A un verre ; Béranger au Perreux (1867)

“ Un homme est là dont la pensée Ardente à l'œuvre commencée Consacre le temps du sommeil.
0 muse de la poésie, Dans son âme, par toi choisie, Fais naître le chant du réveil !
Comme la lyre d'Éolie, Dont la douce mélancolie Répétait les plaintes du vent, Dans ses mains la lyre aux sept cordes, Pour anéantir les discordes, Sous ton souffle a vibré souvent !
Chanter l'amour vrai, la nature, Le Créateur, la créature, Arracher un peuple à ses fers Comme un enfant à l'ignorance, Dans un hymne à sa délivrance Venger les maux qu'il a soufferts
”
Source : Gallica

Édouard Debellocq,  A un verre ; Béranger au Perreux (1867)

“ Là, pendant qu'on s'enivre aux senteurs du matin, La fleur s'épanouit et l'insecte bourdonne, L'oiseau chante son hymne au soleil qui rayonne, Et l'on entend des champs le murmure lointain !.
Ah ! mon pauvre grenier, tu ne ressemblais guère A celui-ci vraiment Mais alors, dans mon verre, Lisette avec le vin versait la volupté, La jeunesse et l'amour doraient ma pauvreté !.
La gloire souriait. Bon! parlons d'autre chose,
Ne vais-je pas, vieillard morose, Dénigrer le présent au profit du passé !
”
Source : Gallica

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