Résumé

A. Brizeux Les écoliers de Vannes

Aux marches de l’autel iront cueillir leurs palmes.
Hélas ! loin de l’étude un moment attirés,
Combien du bruit des camps restèrent enivrés !
Comme les laboureurs au sol qui les fait vivre,
Quelques-uns cependant revinrent à leur livre ;
Paré du ruban rouge, un d’eux, matin et soir,
Sur les bancs studieux fidèle vint s’asseoir ;
Et quand l’enfant passait, souvent sa mère en larmes
A vu de vieux soldats qui lui portaient les armes.
Source : Wikisource

A. Brizeux Les écoliers de Vannes

Et prions pour les morts qui prîront Dieu pour nous. »
La prière fut dite, et, l’ame plus tranquille,
Tous posèrent la main sur le saint Évangile ;
Puis chacun prononça l’engagement fatal.
Lorsqu’après Colomban [2] , vint le tour de Can-dal [3] ,
Les cœurs furent saisis d’une tristesse amère :
« Oh ! Can-dal est trop jeune ! oh ! rendons-lui sa mère ! »,
Seul, Tiec le chanteur retint le noble enfant :
« Si chacun d’entre vous, comme moi, le défend,
« Sans crainte il peut rester ; s’il meurt, chacun le venge.
« De grace, mes amis, ne laissons pas notre ange ! »
Source : Wikisource

A. Brizeux Les écoliers de Vannes

À présent, jeunes clercs, et vous, soldats, aux armes !
Hélas ! de toutes parts et du sang et des larmes !
L’Armorique pleurant ses fils qui ne sont plus ;
La France, ses héros d’Arcole et de Fleurus !...
II.
Ah ! j’aperçois les Blancs ! La légion entière,
Marins et laboureurs, combat sur la rivière ;
Au milieu de leurs rangs s’agite Cadou-dall ;
L’œil sinistre et hagard, souvent le général
Se tourne vers le bourg, et regarde et demande
Si Gam-berr, le meunier, arrive avec sa bande ?
Les chemins sont déserts, et déserts les sentiers.
Là-bas, sur un coteau tiennent les écoliers
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature