Alain-Fournier

Alain-Fournier

Résumé

Portrait de Alain-Fournier Alain-Fournier La Femme empoisonnée

C’était l’extrême horreur et l’extrême douceur ; comme pour celui-là qui s’en va, l’hiver, par les sentiers perdus, chercher la Grande-Jeune-Femme-très-aimée, et qui la trouve enfin, mais morte dans la neige, étendue sur un accotement. Autour de ses yeux, derrière l’oreille et sous son cou, sa chair de femme au halo blanc serait encore la plus exquise chose humaine, n’était cette couleur verte de froid ou de pourriture, qu’elle a sur la neige qui la fait mourir.
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Portrait de Alain-Fournier Alain-Fournier La Femme empoisonnée

Elle s’est mise à baisser la tête, pour s’empêcher de rire ; et son grand chapeau lui cachait le visage jusqu’au bas de son nez. On voyait sa bouche que le sourire agrandissait. De près, hélas, sa peau livide semblait plombée par l’affreux mal humain que les hommes lui ont donné.
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