Léopold Dauphin, L’Âme de mon violon
“ Rejoindre, en l’infini du temps, ses sœurs, les tiennes, Les heures d’autrefois, les heures anciennes Qui, comme toi, volaient dans le vent du matin, Fières de leur jeunesse et narguant le destin. Puisque l’instant est court, ô dirige ton aile Et ne la laisse pas errer par la venelle Étroite et salissante où tant de mal se plaît À charrier l’ordure et le vice et le laid ; Mène-la par les champs des riants paysages De la sérénité, sous l’envol des nuages Qu’une pitié colore et berce un souffle pur ”
