Résumé

Anonyme Réclamation des courtisanes parisiennes adressée à l’Assemblée nationale (1790)

Madame André alloit continuer son énumération, lorsqu’elle fut interrompue par Manon St. Pré, dont voici les propres paroles :
« Et foutre ; Mesdames, pourquoi voulez-vous interdire ce foible moyen de vengeance aux malheureux individus que le Ciel a privés de ses faveurs. S’il n’est point de sale jouissance, il n’est point de sales propos. Au surplus, notre nature est de jouir, et notre délicatesse, de pardonner. Foutons, branlons, enconnons-nous, laissons-nous enculer, et nom d’un Dieu ! ne nous plaignons jamais que d’être mal-foutues ».
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Anonyme Réclamation des courtisanes parisiennes adressée à l’Assemblée nationale (1790)

Madame André, dont le développement, la construction, les grâces font honneur au créateur, Madame André dont les intrigues sont en aussi grand nombre que les caractères Typographiques de son mari, demanda la parole.
Cette courtisane, plus familiarisée qu’aucune autre avec les termes contre lesquels on réclamoit, en offrit l’énumération [4] , d’autant plus volontiers que, victime de sa foiblesse pour un clerc de Procureur, elle s’entend reprocher tous les jours une maladie contagieuse qu’elle a grand soin de communiquer à qui veut la payer [5] .
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